Veille indépendante sur les airdrops

Airdrops crypto, vérifiés aux sources officielles

Chaque campagne listée ici renvoie à l’annonce du projet lui-même, reçoit une note d’effort et de risque, et porte la date de notre dernière vérification. Quand un snapshot, une enveloppe de tokens ou une échéance n’est pas public, nous l’écrivons au lieu de deviner.

58campagnes suivies
10actives ou avant le claim
19 oct. 2026dernière vérification
État du marché

Des cours affichés seulement s’ils sont à jour

Ce module charge les cours directement dans votre navigateur depuis des interfaces publiques, en euros. Si les sources ne répondent pas, il disparaît plutôt que d’afficher des chiffres peut-être périmés.

  • Source visible. Chaque actualisation indique le fournisseur des données et l’heure de récupération.
  • À jour ou rien. Un cours de plus de trois minutes n’est jamais présenté comme actuel.
  • Pourquoi c’est utile. Les frais de gas et la valeur d’un claim évoluent avec ces cours. Jetez-y un œil avant de dépenser des frais pour une campagne.
Lire les fiches

Quatre statuts, une règle : on ne devine rien

Actif

Il y a quelque chose à faire ou à réclamer maintenant, attesté par une publication officielle, la documentation ou l’application.

Potentiel

Aucun token confirmé. La campagne figure ici parce que les signaux sont sérieux, et nous indiquons ce qui manque.

Snapshot effectué

L’éligibilité est figée. Ce que vous faites désormais ne change plus l’allocation ; le claim peut encore être à venir.

Terminé

Claim fermé ou distribution achevée. La fiche reste en ligne comme étude de cas sur le fonctionnement des critères.

Notre grille d’évaluation d’une campagne
CritèreCe que nous vérifionsS’il manque
Source officielleAnnonce sur le site, dans la documentation ou sur le compte vérifié du projetLa campagne n’est pas listée
SnapshotUne date ou une hauteur de bloc publiéeAffiché « Non annoncé officiellement »
Enveloppe de récompensesAllocation ou montant indiqué dans la publication officielleAffiché « Non annoncé officiellement »
EffortTemps, capital et activité de wallet réellement nécessairesÉvalué par la rédaction, méthode décrite sur How we verify (en anglais)
RisqueAudit, clés d’administration, domaine du claim, signalements d’imitationsSignalé dans le texte de la fiche
Votre point de départ

Vous ne savez pas par où commencer ?

Le dossier complet

Airdrop crypto : ce que c’est vraiment et comment l’aborder

Tapez « airdrop crypto » dans un moteur de recherche et vous tomberez vite sur des listes interminables, des montants spectaculaires et des promesses plus spectaculaires encore. Le principe, lui, est assez banal. Un airdrop est un moyen de faire arriver des tokens dans un grand nombre de wallets en même temps. Une équipe crée un token, décide qui y a droit, puis publie une page de claim, c’est-à-dire une page où l’on réclame ses tokens, ou les envoie directement. Le mot évoque le largage de vivres depuis un avion, et l’image tient : les destinataires n’ont rien acheté, mais quelqu’un a choisi où le colis tomberait. C’est ce choix qui mérite l’attention. Il révèle ce que le projet valorise, et c’est aussi là que naissent la plupart des risques et des malentendus.

La question qu’on nous pose le plus souvent est donc simple : est-ce de l’argent gratuit ? La réponse honnête est qu’un airdrop est une option gratuite assortie de coûts. Vous ne payez généralement pas le token, mais y accéder peut demander des semaines de transactions, des frais de gas (les frais de réseau payés à chaque action sur la blockchain), du capital immobilisé et l’exposition de votre wallet à des logiciels inconnus. Certains airdrops ont largement rémunéré cet effort. Beaucoup non, et certains n’ont jamais été annoncés. Notre rôle est de vous montrer le tableau complet avant que vous dépensiez le premier euro.

« Airdrop crypto gratuit » : ce qu’il en reste une fois les comptes faits

Les recherches du type « airdrop crypto gratuit » ou « crypto gratuite » se comprennent : beaucoup veulent découvrir les cryptoactifs sans commencer par un virement. Faisons donc honnêtement le compte de ce que vous engagez. D’abord du temps : tâches quotidiennes dans une application, quêtes sur les réseaux sociaux ou missions sur un testnet prennent vite d’une demi-heure à plusieurs heures par semaine, et ce temps a une valeur. Ensuite des frais : presque chaque action sur une blockchain, y compris le claim, consomme un peu du token natif du réseau, et sur un réseau encombré la facture dépasse ce qu’imaginent les débutants. Enfin le risque : chaque signature est une autorisation, et la mauvaise autorisation peut ouvrir vos fonds à un drainer, un programme conçu pour vider les wallets.

« Gratuit » signifie donc, de façon réaliste, sans dépôt notable, pas sans coût. Certaines campagnes ne demandent vraiment que du temps, comme les testnets où l’on manipule des tokens de test sans valeur. D’autres ne font que ressembler à un airdrop et exigent en réalité l’achat d’un NFT, des « frais de déblocage » ou un dépôt sur une « plateforme ». Ce n’est pas un airdrop, c’est un schéma d’escroquerie bien connu qui emprunte simplement le mot.

Pourquoi les projets distribuent-ils des tokens ?

Les raisons économiques se ressemblent d’un projet à l’autre. Un réseau a besoin d’utilisateurs qui détiennent aussi une part du token, afin que la gouvernance, c’est-à-dire le droit de vote sur l’évolution du protocole, ne reste pas concentrée entre l’équipe et ses investisseurs. Un protocole veut de la liquidité et de l’usage dès le premier jour plutôt qu’un lancement dans l’indifférence. Un wallet ou une application souhaite récompenser ceux qui l’ont essayé quand il était encore imparfait. Et parfois, c’est du marketing pur. Aucun de ces motifs n’est désintéressé, et ce n’est pas un problème : les connaître aide à prévoir qui sera récompensé, et comment.

C’est aussi pourquoi « airdrop » et « opération promotionnelle » se confondent si souvent. Un concours qui vous demande de suivre des comptes et de partager une publication relève davantage de la prime publicitaire que de la récompense d’un usage réel. Les deux existent, ils ne rapportent pas la même chose, et chaque fiche indique de quel type il s’agit.

Les différentes formes d’airdrop

  • L’airdrop classique. Une page de claim s’ouvre pour un groupe défini, souvent les détenteurs d’un autre token ou les membres d’une communauté. Vous vérifiez votre éligibilité, signez une transaction de claim et payez de petits frais.
  • L’airdrop rétroactif. Il récompense ce que vous avez déjà fait avant l’existence du token : échanges, bridges, apport de liquidité, votes. Impossible de « s’inscrire » après le snapshot ; la vraie question est de savoir si vous êtes déjà éligible. Voir les airdrops rétroactifs.
  • Les programmes de points. L’équipe comptabilise votre activité en points et les convertit plus tard en tokens, à un taux rarement connu à l’avance. Cela ressemble à un programme de fidélité, mais la conversion reste une décision prise après coup par l’équipe. Le guide des programmes de points détaille la mécanique.
  • Testnets et farming d’airdrop. Vous effectuez des tâches sur un réseau de test ou des quêtes sociales, en espérant que cette activité précoce soit récompensée. Les tokens de testnet n’ont aucune valeur. Étapes et pièges sont décrits sur la page airdrops testnet et dans le guide du farming d’airdrop.

Comment l’éligibilité se décide réellement

Derrière chaque annonce se trouve un snapshot : un instant où le projet enregistre qui détenait quoi ou avait fait quoi. Tout ce que vous faites ensuite n’apparaît pas dans cette liste. Deux exemples bien documentés montrent à quel point les approches diffèrent. En 2020, Uniswap a attribué 400 UNI forfaitaires à chaque adresse ayant interagi avec ses contrats v1 ou v2, plus une part proportionnelle aux anciens fournisseurs de liquidité, sur la base d’un snapshot arrêté au 1er septembre 2020 (annonce d’Uniswap). En 2023, Arbitrum a au contraire noté les wallets avec un barème de points portant sur plusieurs mois d’activité, le nombre de transactions et des seuils de valeur, a doublé le poids de l’activité antérieure à la mise à jour Nitro et a retiré des points aux comportements typiques du farming (documentation de l’Arbitrum Foundation).

Il n’existe donc pas de recette universelle. Les récompenses forfaitaires favorisent les premiers arrivés, les barèmes à points favorisent la régularité, et quasiment toute grande distribution filtre aujourd’hui les attaques Sybil, autrement dit les nombreux wallets qui semblent appartenir à une seule personne. Faire tourner des dizaines de wallets aux transactions identiques produit exactement le motif le plus facile à repérer. Si l’on vous assure qu’une méthode est « garantie » éligible, c’est un argument de vente, surtout si une formation payante ou un bot suit.

Deux modèles d’éligibilité documentés
ModèleUniswapArbitrum
Règle de baseToute adresse ayant utilisé les contrats v1 ou v2Score de points fondé sur les bridges, les transactions et les volumes
Forme de la récompense400 UNI forfaitaires par adresse, plus une part proportionnelle pour les fournisseurs de liquiditéPaliers selon les points, avec plancher et plafond
Mesures anti-farmingNon décrites dans l’annoncePoints retirés pour les périodes d’activité courtes et les petits wallets n’utilisant qu’un contrat
SourceBlog UniswapDocumentation Arbitrum Foundation

Pourquoi nos fiches affichent souvent « Non annoncé officiellement »

Une grande partie de ce qui circule sur les airdrops relève de la supposition présentée comme un fait : dates de snapshot inventées, enveloppes gonflées, étiquette « confirmé » collée sur des rumeurs. Nous faisons l’inverse. Chaque fiche renvoie aux pages du projet lui-même et indique la date à laquelle nous les avons lues. Quand une information n’est pas publiée, la fiche le dit, car un blanc vous sert davantage qu’un chiffre faux qui vous ferait courir après une échéance inexistante. Si le statut change, nous mettons à jour la fiche et sa date ; si nous ne pouvons pas vérifier un point, nous le marquons comme non vérifié plutôt que de laisser traîner une ancienne affirmation.

Deux exemples tirés de nos données. Base a seulement déclaré étudier un token de réseau, sans plan concret : tout « vérificateur d’airdrop Base » qui circule est donc officieux. Jupiter avait préparé un airdrop, puis un vote de sa DAO l’a reporté sans date. Ces deux cas montrent pourquoi le statut affiché compte plus que l’effervescence d’un canal Telegram.

Les arnaques les plus fréquentes chez les francophones

Aucun de ces scénarios n’est techniquement sophistiqué. Ils fonctionnent parce qu’ils jouent sur l’urgence et la peur de passer à côté.

  • Le faux conseiller sur WhatsApp ou Telegram. Les vraies équipes et les vraies plateformes ne vous contactent pas en message privé sans que vous l’ayez demandé. « Votre wallet n’est pas synchronisé, merci de le vérifier » est le grand classique qui précède un drainer.
  • L’usurpation d’une plateforme ou d’un projet. Un e-mail ou une publicité annonce un airdrop exclusif et renvoie vers une copie très convaincante du site. Ouvrez toujours votre plateforme ou l’application du projet depuis un favori que vous avez créé vous-même.
  • Les frais de déblocage. On vous montre un solde que vous ne pourriez retirer qu’après avoir réglé une « taxe » ou des « frais de retrait ». Un airdrop légitime n’encaisse rien sur un compte ou un wallet privé.
  • Les faux sites de récupération de fonds. Après une première escroquerie, la victime est recontactée par quelqu’un qui promet de récupérer l’argent perdu contre paiement. L’AMF rappelle qu’elle n’a aucun pouvoir pour récupérer des fonds perdus, qu’il est facile de falsifier le numéro affiché lors d’un appel, et décrit même de prétendus « ingénieurs » proposant de récupérer des cryptoactifs directement sur la blockchain (mise en garde de l’AMF).

MiCA et AMF : ce qui a changé pour vous

Le règlement européen MiCA encadre désormais les prestataires de services sur cryptoactifs, les PSCA, qu’on désigne aussi par l’acronyme anglais CASP. En France, l’ancien régime des PSAN issu de la loi Pacte cohabitait avec MiCA pendant une période transitoire. Selon l’AMF, cette période a pris fin le 1er juillet 2026 : à partir de cette date, les prestataires non agréés comme PSCA doivent cesser leur activité, sous peine de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende (rappel de l’AMF). Début juillet 2026, l’AMF indiquait avoir agréé 31 acteurs en France, sur 283 dans l’Union, et recommandait de ne recourir qu’à des prestataires agréés dans l’UE (communiqué de l’AMF).

Concrètement, avant de revendre des tokens issus d’un airdrop sur une plateforme, vérifiez qu’elle figure sur la liste blanche des prestataires agréés publiée par l’AMF, et consultez ses listes noires de sites non autorisés, régulièrement mises à jour mais forcément incomplètes, comme l’AMF le précise elle-même (listes noires de l’AMF). Gardez aussi en tête ce que MiCA ne fait pas : le règlement encadre des prestataires et des émetteurs, il ne rend pas un airdrop sûr et ne contrôle aucune page de claim. Un projet décentralisé qui distribue un token reste à vérifier par vous-même.

Fiscalité d’un airdrop en France : les repères officiels

La fiscalité est la partie que beaucoup oublient. Nous ne donnons pas de conseil fiscal, mais quelques règles publiées par l’administration méritent d’être connues. Selon impots.gouv.fr, les plus-values de cession d’actifs numériques réalisées par les particuliers relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Elles se déclarent sur l’annexe n° 2086, et les cessions sont exonérées si le total des prix de cession de l’année n’excède pas 305 € (impots.gouv.fr). Le cadre est celui de l’article 150 VH bis du CGI, commenté au BOFiP, qui prévoit aussi, pour les cessions réalisées depuis le 1er janvier 2023, une option pour le barème progressif (BOFiP, BOI-RPPM-PVBMC-30-30).

Si vos tokens arrivent sur un compte ouvert auprès d’une plateforme étrangère, ce compte doit être déclaré avec votre déclaration de revenus (formulaire n° 3916-3916 bis en version papier). Le BOFiP rappelle que l’oubli coûte 750 € par compte non déclaré, ou 1 500 € si la valeur des comptes a dépassé 50 000 € dans l’année. Quant au traitement de l’airdrop lui-même, au moment où vous recevez les tokens, les pages officielles que nous avons consultées ne le traitent pas expressément : nous ne trancherons donc pas à votre place. Notre guide de la fiscalité des airdrops crypto rassemble les sources, et pour votre situation personnelle, adressez-vous à votre centre des impôts ou à un professionnel. Dans tous les cas, notez la date, la quantité et la valeur en euros de chaque réception et de chaque vente.

Belgique, Suisse, Québec : à qui s’adresser

Si vous lisez cette page depuis un autre pays francophone, les repères français ci-dessus ne s’appliquent pas tels quels. En Belgique, l’autorité des marchés est la FSMA et le traitement fiscal relève du SPF Finances. La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne et n’applique pas MiCA : la FINMA y est l’autorité de surveillance, et la fiscalité dépend de l’Administration fédérale des contributions et des cantons. Au Québec, l’Autorité des marchés financiers québécoise, distincte de l’AMF française, et Revenu Québec sont les interlocuteurs de référence. Consultez directement leurs sites plutôt qu’un résumé de seconde main.

Wallet custodial ou non custodial : où se trouvent vos clés

Un wallet non custodial, ou auto-conservé, est un logiciel qui détient vos clés : vous seul pouvez déplacer les fonds. C’est là que vous farmez et réclamez vos airdrops, car ils sont liés à des adresses de wallet. Un service custodial, comme une plateforme d’échange centralisée, conserve les clés pour vous et vous affiche un solde. C’est pratique pour convertir un token en euros, mais vous dépendez alors de la sécurité de l’entreprise, de ses règles et de son agrément. Le guide wallet custodial ou non custodial détaille la différence.

Il en découle une habitude simple. Farmez avec un wallet jetable, gardez votre épargne dans un wallet qui ne signe jamais de transaction inconnue, et considérez un compte sur une plateforme comme un guichet de vente, pas comme un coffre. Le guide du burner wallet explique comment le créer, l’alimenter et faire le ménage ensuite. Et ne saisissez jamais votre phrase de récupération, la seed phrase de votre wallet, sur un site web.

Des attentes réalistes sur le temps, les frais et le gain

Le montant d’une récompense est imprévisible. Certaines distributions passées valaient des mois d’efforts, d’autres moins que les frais payés pour être éligible. Les frais pèsent plus lourd que ne le pensent les débutants, surtout sur le réseau principal d’Ethereum ; c’est pourquoi chaque fiche décrit le coût probable des tâches. Considérez tout montant comme un bonus, jamais comme un revenu sur lequel compter.

Une habitude aide plus que toute autre : tout noter. Date, wallet utilisé, transactions, frais. Ces notes vous serviront quand un snapshot sera annoncé, quand vous comparerez coûts et gains, et au plus tard au moment de la déclaration de revenus. Notre outil de suivi des airdrops conserve ces notes dans votre propre navigateur, sans compte.

Utiliser ce site sans y perdre une semaine

  1. Partez de la rubrique qui correspond à votre objectif : les nouveaux airdrops crypto pour les campagnes récentes, les airdrops potentiels pour les signaux précoces, les airdrops confirmés pour ce qui est officiellement annoncé, ou les écosystèmes si vous utilisez déjà un réseau précis.
  2. Ouvrez une fiche et lisez d’abord les sources. S’il n’y a pas de lien officiel, n’allez pas plus loin.
  3. Préparez un wallet séparé, puis suivez les étapes indiquées dans l’ordre.
  4. Notez ce que vous avez fait, par exemple dans l’outil de suivi.
  5. Après le claim, révoquez les autorisations de tokens dont vous n’avez plus besoin ; le guide révoquer ses autorisations de tokens montre comment faire. Et quand vient le moment de réclamer un airdrop, n’utilisez que l’adresse donnée par la documentation officielle.

Vous repérez une erreur ou une information dépassée ? Écrivez à contacts@airdrop.promo en joignant le lien vers la source primaire, et nous corrigerons. Notre méthode de vérification est publique (en anglais).

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un airdrop crypto ?

Un airdrop crypto est une distribution de tokens, de NFT ou de points vers des adresses de wallet, en général sans paiement direct. Les projets s’en servent pour récompenser leurs premiers utilisateurs, répartir la propriété d’un nouveau token ou se faire connaître. Un airdrop sérieux est presque toujours annoncé sur le site officiel du projet, dans sa documentation ou sur ses comptes vérifiés.

Un airdrop crypto gratuit est-il vraiment gratuit ?

Le token lui-même ne coûte généralement rien, mais la participation a un prix : du temps, des frais de gas, parfois du capital immobilisé dans un protocole, et le risque attaché à chaque signature. En France, la revente des tokens peut en outre être imposable. Un véritable airdrop ne vous demande jamais votre phrase de récupération ni de payer des frais de déblocage.

Comment savoir si un airdrop est fiable ou s’il s’agit d’une arnaque ?

Cherchez l’annonce sur le site officiel ou la documentation du projet et n’ouvrez la page de claim qu’à partir de là. Méfiez-vous de l’urgence, des prétendus conseillers qui vous écrivent sur WhatsApp ou Telegram, des tokens inconnus apparus dans votre wallet et de toute page qui réclame une phrase de récupération ou un paiement préalable.

Quelle différence entre un airdrop potentiel et un airdrop confirmé ?

Un airdrop confirmé repose sur une déclaration officielle du projet annonçant une distribution de tokens. Un airdrop potentiel n’a pas cette déclaration : c’est une déduction tirée de signaux comme un programme de points, une levée de fonds ou un testnet. Il peut donc ne jamais avoir lieu, et mieux vaut y engager le moins d’argent possible.

Faut-il utiliser son wallet principal pour les airdrops ?

Non. Utilisez un wallet séparé, dit burner wallet, pour interagir avec des applications nouvelles et non auditées, et gardez votre épargne crypto dans un autre wallet qui ne signe jamais de transaction inconnue. Vous limitez ainsi les dégâts si un drainer vous piège un jour. Notre guide du burner wallet détaille la mise en place pas à pas.

Faut-il un compte sur une plateforme d’échange pour participer ?

Pas pour farmer ni pour réclamer un airdrop, qui se font depuis un wallet auto-conservé. Un compte sur une plateforme ne sert qu’à convertir un token en euros ou en un autre actif, et la plateforme conserve alors vos fonds. Dans l’Union européenne, seuls les prestataires agréés au titre de MiCA peuvent proposer ces services depuis la fin de la période transitoire.