BabylonBABY
Babylon a distribué une enveloppe de 6 % de BABY aux stakers de Bitcoin de la phase 1 et à d'autres premiers contributeurs, créditée automatiquement au lancement de Babylon Genesis.
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Bitcoin ne peut pas distribuer un token comme le fait une blockchain à smart contracts. Ce que l’on appelle un airdrop Bitcoin est toujours construit à côté ou au-dessus du réseau.
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Babylon a distribué une enveloppe de 6 % de BABY aux stakers de Bitcoin de la phase 1 et à d'autres premiers contributeurs, créditée automatiquement au lancement de Babylon Genesis.
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Le guide développeur de Bitcoin décrit un registre de sorties de transactions non dépensées (UTXO). Chaque transaction dépense des sorties créées par des transactions antérieures, chaque sortie ne peut être dépensée qu’une fois, et l’excédent des entrées sur les sorties revient au mineur sous forme de frais. Il n’existe ni solde de compte qu’un contrat pourrait alimenter, ni couche de contrats sur laquelle un projet exécuterait un script de distribution. Bitcoin Script, toujours selon cette documentation, est sans état et non Turing-complet, sans boucles.
Quand on parle d’« airdrop Bitcoin », il se passe donc l’une de quatre choses très différentes en termes de risque, présentées plus bas. La seule exception structurelle est la scission de chaîne, que décrit le guide : un hard fork produit des chaînes qui divergent définitivement. L’historique étant commun, les détenteurs peuvent se retrouver avec des coins des deux côtés. Nous parlons alors d’une conséquence de fork, pas d’un airdrop, puisque personne n’a choisi de distribuer quoi que ce soit. Nous ne traitons pas ici de forks historiques précis, faute d’avoir examiné leurs sources primaires.
| Type | Où vit le solde | Ce que vous faites | Risque principal |
|---|---|---|---|
| Mint ouvert Runes | Dans des UTXO Bitcoin, suivis par le protocole Runes | Une transaction de mint pendant que le mint est ouvert | Payer des frais pour un token sans demande ; faux sites de « mint gratuit » |
| Tokens à base d’inscriptions (type BRC-20) | Soldes hors chaîne calculés par des indexeurs | Inscrire des messages de mint et de transfert | Désaccord entre indexeurs ; standard expérimental |
| Projets de staking de bitcoins | BTC bloqués sur Bitcoin dans un contrat à durée limitée ; récompenses sur une autre chaîne | Staker des BTC selon les règles du projet | Blocage, conditions de slashing, arnaques autour des pages de staking |
| Scission de chaîne | Une nouvelle chaîne partageant l’historique | Rien : cela arrive aux détenteurs | Traitement par les plateformes, confusion dans les wallets (notre appréciation) |
Notre fiche Babylon est la seule campagne liée à Bitcoin de notre base. Pour le reste, nous n’avons aucun dossier vérifié, ce qui est en soi une information.
Répondez à trois questions sur l’offre reçue. Le résultat indique la catégorie et le premier point à vérifier. Il s’appuie sur le tableau ci-dessus et ne peut pas juger une offre en particulier.
Le manuel Ordinals explique que la théorie ordinale donne une identité à chaque satoshi afin de pouvoir le suivre, et que les inscriptions attachent un contenu arbitraire à des sats individuels. Ce contenu est stocké dans des scripts de dépense taproot, si bien qu’une inscription demande deux transactions : un commit puis un reveal. Les inscriptions circulent par des transactions Bitcoin ordinaires, mais envoyer un sat précis exige une transaction qui contrôle l’ordre et la valeur de ses entrées et sorties selon la théorie ordinale.
Ce dernier point compte pour la sécurité. Notre appréciation : un wallet qui ne gère pas les ordinals pourrait dépenser un sat porteur d’une inscription comme de la monnaie ordinaire. Si vous détenez des actifs inscrits, gardez-les dans un wallet conçu pour eux, séparé des bitcoins que vous dépensez.
Runes est un protocole de tokens fongibles sur Bitcoin. Un runestone, le message du protocole, se trouve dans une sortie commençant par OP_RETURN et OP_13. L’identifiant d’une rune combine le bloc de sa création (etching) et l’index de la transaction, par exemple 500:20. L’etching fixe des propriétés immuables : nom, divisibilité, symbole et un éventuel premine pour son créateur. Une rune peut prévoir un mint ouvert, avec un plafond et un montant fixe par mint, borné par des hauteurs de bloc. Tant qu’il est ouvert, chacun peut créer une transaction de mint. Les runestones mal formés deviennent des « cénotaphes », qui brûlent les runes concernées. Le manuel, dans les passages que nous avons lus, ne parle pas d’airdrops.
Notre lecture : un « mint ouvert » est l’inverse d’un airdrop. Vous payez des frais et recevez une quantité fixe si vous arrivez à temps. Cela peut être raisonnable, mais ce n’est ni gratuit ni un cadeau, et rien dans le protocole ne donne de valeur au token.
Le document BRC-20 le présente comme un standard expérimental qui crée des soldes hors chaîne au moyen d’inscriptions. Il définit trois opérations JSON (deploy, mint et transfer) ; un transfert passe par une inscription de transfert ensuite envoyée au destinataire. L’auteur déconseille fortement d’y fonder des décisions financières et signale que ces soldes ne sont peut-être pas échangeables sans risque via les places de marché existantes. Comme ils sont calculés en agrégeant l’historique, ils dépendent de l’indexeur. Notre guide des airdrops NFT couvre des risques voisins.
La documentation de Babylon décrit un staking natif directement sur Bitcoin : les stakers gardent le contrôle de leurs BTC, sans actifs « wrappés », et le stake bloque les coins dans un contrat à durée limitée dont les conditions de dépense incluent la signature du détenteur, l’expiration d’un timelock et un comité pour le slashing. Les stakers délèguent à des fournisseurs de finalité, et une violation de sécurité peut entraîner la perte partielle ou totale du stake. Les pages lues ne donnent ni durées de blocage ni taux de rendement.
L’airdrop associé visait les stakers de la phase 1 : selon l’annonce de la fondation rapportée par Decrypt (nous n’avons pas pu ouvrir l’article de la fondation), 600 millions de BABY, soit 6 % de l’offre, dont 335 millions de récompenses de base et 200 millions de bonus pour les stakes passés en phase 2. Il fallait enregistrer une adresse BABY liée au wallet de staking ; les tokens ont été crédités au lancement de Babylon Genesis, sans site de claim. L’éligibilité reposait sur du capital exposé, pas sur des tâches sociales. La distribution est close. Pour le contexte Cosmos, voyez notre page Cosmos.
Le guide des transactions indique que les frais Bitcoin dépendent de la taille de la transaction en octets, et que le tarif par octet augmente avec la demande d’espace dans les blocs. Les frais reviennent au mineur ; comme un UTXO se dépense en entier, tout ce qui n’est pas envoyé vers une sortie devient des frais, sauf à être rendu en monnaie (sortie de change). C’est le risque pratique : une transaction mal construite peut surpayer lourdement.
Le guide ne donne ni tarif actuel ni taille typique pour un mint ou une inscription : tout chiffre en euros serait inventé. La formule, elle, est simple : taille en octets × tarif par octet = frais en satoshis, sachant que 100 000 000 satoshis font 1 BTC. À titre de conversion pure, 1 000 satoshis représentent 0,00001 BTC, soit 0,10 € pour chaque tranche de 10 000 € de cours du bitcoin. Votre wallet affiche taille et tarif avant l’envoi ; vérifiez surtout qu’une sortie de change existe.
Le guide explique aussi ce qu’autorise une signature. Par défaut (SIGHASH_ALL), elle couvre toutes les entrées et toutes les sorties. D’autres types signent moins de sorties, que des tiers pourraient alors modifier, et le modificateur ANYONECANPAY permet à d’autres d’ajouter ou retirer des entrées. Les wallets masquent normalement ces détails ; si une page ou un outil vous demande de signer avec un type de signature inhabituel, arrêtez-vous.
Les règles générales figurent dans notre guide des arnaques aux airdrops crypto. Séparez vos wallets comme l’explique le guide du burner wallet.
Le bitcoin est souvent le premier crypto-actif des épargnants français, et c’est sur lui que se greffent beaucoup d’offres douteuses. Quelques repères officiels :
Notre guide sur la fiscalité des airdrops crypto rassemble les questions à poser à un professionnel. Lecteurs belges, suisses ou québécois : vos autorités fiscales et financières appliquent leurs propres règles.
Voir aussi qu’est-ce qu’un airdrop crypto, la liste des airdrops potentiels et la page Starknet, qui présente un programme d’incitation lié à Bitcoin.
Sources vérifiées le 19 oct. 2026. Les liens mènent aux pages officielles des projets, pas à des résumés d’autres sites.
Pas nativement. La documentation développeur de Bitcoin décrit un registre de sorties de transactions (UTXO), sans mécanisme intégré permettant à un projet de créditer de nouveaux tokens aux détenteurs. Les distributions passent par des protocoles construits au-dessus de Bitcoin, par d’autres chaînes ou par des scissions de chaîne, chacune avec ses règles et ses risques.
Runes est un protocole de tokens fongibles sur Bitcoin. Selon le manuel Ordinals, une rune peut prévoir un mint ouvert, accessible à tous selon des conditions fixées lors de sa création, comme un plafond et un montant par mint. C’est une opération que vous effectuez et payez, pas un transfert que vous recevez : méfiez-vous de tout ce qui la présente comme gratuite.
Il visait les stakers de bitcoins de la phase 1 ayant enregistré une adresse BABY, selon l’annonce de la fondation rapportée par Decrypt. Détenir simplement des BTC ne suffisait pas. La distribution est close et nous n’avons trouvé aucun airdrop Babylon ouvert. Notre fiche Babylon détaille ce que nous avons pu vérifier.
Non. Son propre document le qualifie de standard expérimental qui utilise des inscriptions pour créer des soldes hors chaîne, et déconseille d’y fonder des décisions financières. Les nœuds Bitcoin n’appliquent pas les soldes BRC-20 : ce sont des indexeurs qui les calculent à partir de l’historique des inscriptions, si bien que deux outils peuvent diverger.
La page d’impots.gouv.fr consacrée aux comptes d’actifs numériques vise ceux ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger, à déclarer sur le formulaire 3916-bis ; elle ne précise pas le cas d’un wallet que vous contrôlez vous-même. Les cessions contre des euros relèvent de l’annexe 2086. En cas de doute, interrogez votre service des impôts.