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DeepBook, le carnet d'ordres de Sui, a lancé une saison de points avec DeepBook Margin ; aucun airdrop lié à ces points n'a été annoncé.
- Sui
Sui n’est pas une blockchain EVM. Cela change ce que vous signez, ce que vous payez et la forme que prennent les arnaques. Voici ce que dit la documentation officielle et comment nous évaluons une campagne.
Les cours sont chargés dans votre navigateur depuis des API publiques et affichés uniquement s’ils sont récents. Ni cotation, ni conseil.
DeepBook, le carnet d'ordres de Sui, a lancé une saison de points avec DeepBook Margin ; aucun airdrop lié à ces points n'a été annoncé.
Aucune campagne ne correspond à ces filtres.
La plupart des conseils sur les airdrops crypto partent d’un compte à la mode Ethereum : une adresse, des tokens inscrits comme solde dans un smart contract, des autorisations que l’on peut révoquer plus tard. Sui ne fonctionne pas ainsi. Sa documentation décrit un modèle construit autour d’objets, et certaines fonctions, comme zkLogin ou les transactions sponsorisées, modifient à la fois le confort d’utilisation et le niveau de risque lorsque vous participez à une campagne.
Cette page fait le point sur la situation actuelle, les frais convertis en euros, les outils officiels, les arnaques typiques et les repères français. Si vous débutez, lisez d’abord qu’est-ce qu’un airdrop crypto et comment reconnaître un airdrop fiable.

La liste de campagnes en haut de page est générée automatiquement à partir de nos fiches projets vérifiées. Pour Sui, elle est vide : nous n’avons aucun projet lié à Sui que nous puissions confirmer, sur la base de sources primaires, comme actif, potentiel ou au stade du snapshot. Ce constat porte sur nos fiches vérifiées, pas sur l’ensemble de l’activité du réseau.
Nous ne pouvons pas annoncer sérieusement un prochain airdrop Sui, en estimer le montant ou dire quelles actions on-chain seraient prises en compte. Aucune page officielle de Sui que nous avons lue n’annonce de programme d’airdrop à l’échelle du réseau ; la documentation décrit le protocole, pas un dispositif de récompense.
Fiez-vous aux signaux publics plutôt qu’aux rumeurs. Notre guide des programmes de points explique pourquoi des points ne valent pas promesse de tokens, et la liste des airdrops potentiels montre ce que nous surveillons ailleurs.
La documentation Sui Move présente address comme un identifiant de 32 octets utilisé à la fois pour les objets et pour les comptes. Un compte est l’expéditeur qui signe une transaction. Tout le reste, y compris les coins et les NFT, est un objet doté de son propre identifiant. Toujours selon la documentation, Sui ne possède pas de stockage global dans lequel un compte détiendrait des ressources, contrairement à l’ancien modèle Diem.
Deux conséquences pratiques en découlent. D’abord, chaque transaction déclare toutes ses entrées à l’avance, ce qui permet au réseau de traiter en parallèle celles qui ne se chevauchent pas. Ensuite, ce que votre wallet affiche comme « mes tokens » est en réalité un ensemble d’objets possédés par une adresse. Le type de propriété compte donc pour votre sécurité.
| Type | Qui peut l’utiliser | Pourquoi c’est utile pour un airdrop |
|---|---|---|
| Address owned | L’adresse propriétaire (ou un objet propriétaire) | Vos coins et vos NFT. Seule votre signature les déplace. |
| Shared | Tout le monde, via share_object | Typique des pools et carnets d’ordres. Vous interagissez avec, sans en être propriétaire. |
| Immutable | Tout le monde, en lecture seule | Ne peut être ni modifié, ni transféré, ni supprimé. Le code publié se trouve ici. |
| Consensus-address owned (party) | Une adresse, avec un ordonnancement par consensus | Possédé comme un objet classique, mais ordonné différemment. |
| Wrapped | Imbriqué dans un autre objet | N’apparaît comme objet distinct qu’après avoir été extrait. |
Contrairement à une chaîne EVM, la documentation décrit les tokens comme des objets que vous possédez, et non comme un solde dans le contrat d’un tiers ; l’autorisation illimitée façon ERC-20 ne fait pas partie du modèle. Sui n’est pas sûr pour autant : une transaction malveillante peut toujours demander le transfert de vos objets. Notre appréciation : le risque se déplace des « autorisations qui durent indéfiniment » vers « une seule transaction qui emporte beaucoup d’un coup ».
La page officielle sur le gas fournit une structure plutôt qu’un prix « typique ». Les frais totaux correspondent aux unités de calcul multipliées par le prix de référence du gas, plus les unités de stockage multipliées par le prix du stockage, moins un éventuel remboursement de stockage (storage rebate). Le calcul est facturé par paliers, de 1 000 unités au minimum à 5 000 000 au maximum ; au-delà, la transaction échoue. Chaque octet stocké compte pour 100 unités de stockage, et une partie des frais de stockage est remboursable (99 % au départ), si bien que supprimer des données stockées peut restituer de la valeur.
Les validateurs fixent le prix de référence à chaque changement d’epoch, et la plupart des transactions paient uniquement ce prix. Le budget de gas doit être d’au moins 2 000 MIST et ne peut dépasser 50 milliards de MIST (50 SUI). Selon la documentation, une transaction qui échoue consomme tout de même une partie du budget. Les exemples officiels vont d’environ 475 000 MIST net pour une petite écriture suivie d’une suppression à 7 400 000 MIST pour une écriture de 120 octets. Avec 1 SUI = 1 000 000 000 MIST, comme le laissent entendre ces chiffres, on reste nettement sous le centième de SUI.
Nous n’inscrivons volontairement aucun cours du SUI en euros, car il serait faux le lendemain. Le rapport, lui, se calcule sans risque d’erreur. L’exemple le plus cher du tableau officiel, 7 400 000 MIST, correspond à 0,0074 SUI. On en déduit :
Saisissez le cours du SUI affiché par votre application dans le calculateur pour obtenir le résultat en euros.
Pour une activité de farming d’airdrop, retenez ceci : les frais par transaction sont faibles, mais ils augmentent avec le volume de données et le nombre d’actions. Le poste le plus lourd reste souvent le capital immobilisé dans les applications. Notre guide du farming d’airdrop développe cet arbitrage.
zkLogin permet de contrôler une adresse Sui à partir d’une connexion OAuth existante, par exemple un compte Google. D’après la documentation, il n’y a ni seed phrase ni clé privée permanente : l’application génère une clé éphémère, et une preuve à divulgation nulle de connaissance, construite à partir du jeton OAuth et d’un « salt » propre à l’utilisateur, autorise les transactions. L’adresse dérive de l’identifiant utilisateur chez le fournisseur, du fournisseur lui-même, de l’identifiant client de l’application et du salt. Parmi les fournisseurs disponibles sur le mainnet figurent notamment Google, Facebook, Twitch et Apple.
Perdre le salt, c’est perdre l’accès à l’adresse. Surtout, une adresse zkLogin rattache votre activité à une identité que vous utilisez au quotidien et n’offre pas la séparation d’un wallet dédié. Notre guide du burner wallet présente une autre approche.
Dans une transaction sponsorisée, l’utilisateur est l’expéditeur et le sponsor paie le gas ; les deux signent la transaction complète. La documentation met en garde contre les conflits d’objets, la censure par un sponsor et les abus. Un claim « sans gas » peut donc être légitime, mais vous signez toujours une transaction : lisez l’écran du wallet même quand vous ne payez rien.
Nous citons uniquement des outils mentionnés dans la documentation Sui ou sur sui.io. Cette mention renvoie à l’annuaire officiel et ne constitue pas une recommandation de produit.
La documentation ne recense pas d’arnaques : cette liste est notre analyse éditoriale, pas un compte rendu d’incidents.
Pour être actif sur Sui, il faut le plus souvent un peu de SUI pour le gas, acheté sur une plateforme puis transféré vers votre propre wallet. C’est à ces étapes que le cadre français et européen entre en jeu.
Lecteurs belges, suisses ou québécois : les règles diffèrent. Adressez-vous à la FSMA et au SPF Finances (Belgique), à la FINMA et à l’administration fiscale fédérale ou cantonale (Suisse), à l’Autorité des marchés financiers et à Revenu Québec (Québec).
Voici notre ordre de travail lorsqu’une campagne apparaît sur Sui. Il s’agit d’une pratique éditoriale, pas d’une procédure officielle.
Vous pouvez consigner vos actions dans notre outil de suivi des airdrops, et la page des écosystèmes situe Sui par rapport aux autres réseaux. Pour une autre blockchain basée sur Move, consultez la page Aptos.
Sources vérifiées le 19 oct. 2026. Les liens mènent aux pages officielles des projets, pas à des résumés d’autres sites.
Nous ne suivons aucune campagne active et vérifiée sur Sui. Aucun projet lié à Sui n’est marqué actif, potentiel ou au stade du snapshot dans notre base. Si un site annonce un nouvel airdrop Sui, considérez-le comme non confirmé tant que l’annonce ne figure pas sur un canal officiel de Sui ou du projet concerné.
En général oui, car le gas se paie en SUI. La documentation officielle décrit aussi des transactions sponsorisées, où une application prend le gas à sa charge, si bien que certaines applications fonctionnent sans SUI. Vous signez quand même vous-même : il reste indispensable de lire ce que vous autorisez.
La documentation Sui ne donne aucun prix en euros. L’exemple le plus cher de son tableau de gas correspond à 0,0074 SUI. Multipliez ce chiffre par le cours du SUI affiché dans votre application : avec un cours de 1 €, cela fait 0,74 centime. Le calculateur de cette page fait l’opération, mais il n’est jamais plus précis que le cours saisi.
Les pages de l’administration fiscale que nous avons consultées ne traitent pas spécifiquement des airdrops. Elles décrivent l’imposition des cessions d’actifs numériques via le formulaire 2086 et l’exonération lorsque le total des cessions de l’année ne dépasse pas 305 €. En cas de doute sur un airdrop reçu, interrogez votre service des impôts ou un professionnel.