Écosystème Starknet

Airdrop Starknet : ce qui s’est passé et ce qu’il faut surveiller

La distribution de tokens de Starknet est terminée, mais le réseau continue de lancer des programmes d’incitation. Cette page distingue les deux et explique le modèle de compte qui rend Starknet différent.

2 campagnes suivies · Mis à jour le 19 oct. 2026

Campagnes sur Starknet

Ce que nous suivons ici

Potentiel

Extended

Extended, un DEX de contrats perpétuels réglé sur Starknet, distribue chaque semaine des points, avec un plafond de 600 000 points par semaine. Aucun token ni ratio de conversion n'est confirmé à ce jour.

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Points
Terminé

StarknetSTRK

La première vague du programme Starknet Provisions a distribué des STRK à près de 1,3 million d'adresses. Le claim, ouvert du 20 février au 20 juin 2024, est clos.

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Token

Où en est-on ? L’airdrop Provisions s’est clos le 20 juin 2024. La Fondation a déclaré le programme arrêté et n’a annoncé aucun nouveau tour que nous ayons pu vérifier. L’historique complet figure sur notre fiche de l’airdrop Starknet ; ici, nous expliquons comment fonctionne le réseau et comment juger ce qui viendra ensuite.

Comment les récompenses ont fonctionné sur Starknet

D’après la FAQ de la Fondation, l’allocation communautaire de Starknet représentait 1,8 milliard de STRK, soit 18 % de l’offre. Sur ce total, 900 millions de STRK étaient réservés à Provisions. Le premier tour a attribué plus de 700 millions de STRK à près de 1,3 million d’adresses, la FAQ avançant le chiffre de 726 millions. D’éventuelles distributions ultérieures restaient à préciser.

  1. Date limite pour les utilisateurs de StarkEx, qui devaient avoir effectué au moins 8 transactions auparavant.
  2. The Merge, date de référence pour les stakers Ethereum.
  3. Snapshot pour les utilisateurs et développeurs de Starknet.
  4. Ouverture du claim à 12 h UTC sur le portail officiel.
  5. Fin du claim ; les tokens non réclamés retournent dans la réserve pour de futurs tours.
  6. La Fondation lance BTCFi Season, programme d’incitation doté de 100 millions de STRK.

Cette distribution se distinguait par son ampleur et ses seuils. Les utilisateurs de Starknet devaient avoir effectué plus de 5 transactions avant le snapshot, sur au moins trois mois, avec au moins 100 $ de volume et 0,005 ETH détenus ce jour-là. Les développeurs devaient compter au moins 3 commits dans des dépôts de l’écosystème. Les membres du Protocol Guild d’Ethereum, les auteurs d’EIP et les stakers jusqu’au Merge relevaient de règles propres, avec un plafond de 12 validateurs par adresse. La Fondation excluait les juridictions sous sanctions et les ressortissants américains.

La leçon, selon nous : les filtres récompensaient la durée et un engagement minimal, si bien qu’une rafale de transactions de dernière minute n’aurait servi à rien. Pour comparer avec les airdrops fondés sur des points, lisez notre guide des programmes de points et la liste des airdrops rétroactifs.

Auto-test face à la règle publiée pour les utilisateurs

Il n’est plus possible de réclamer, mais confronter son propre historique aux critères reste instructif. Le module ci-dessous applique uniquement la règle « utilisateurs de Starknet » publiée par la Fondation. Il n’intègre pas les règles développeurs, StarkEx ou stakers : un résultat négatif ne vaut pas verdict sur toutes les voies d’éligibilité.

La règle « utilisateurs » vous aurait-elle retenu ?

Un programme d’incitation n’est pas un airdrop

La Fondation présente BTCFi Season comme un programme d’incitation lancé le 30 septembre 2025, doté de 100 millions de STRK et rémunérant une activité éligible via des protocoles participants. Nous n’avons pas pu confirmer s’il est toujours en cours. La nuance compte : une incitation paie des actions réalisées pendant la durée du programme, elle ne récompense pas une activité passée dont vous ignoriez qu’elle compterait. La question utile devient donc « que dois-je faire exactement, et cela en vaut-il la peine ? » plutôt que « combien pourrais-je toucher ? ».

Avant de commencer, notez l’action précise, la condition de fin annoncée et le montant maximal de frais que vous acceptez. Si ni la Fondation ni le protocole participant n’indiquent de condition de fin, on vous demande d’agir sur parole, ce qui ne justifie pas d’engager du capital. Comme la rémunération passe par des protocoles tiers, vous assumez aussi le risque propre à leurs smart contracts. Pour les incitations liées au Bitcoin, voyez notre page sur l’écosystème Bitcoin.

Des comptes qui sont des contrats : ce que cela change

La documentation de Starknet précise que les comptes sont des smart contracts dotés d’une logique de vérification libre, et non des comptes externes (EOA) comme sur Ethereum. Un contrat de compte valide définit __validate__ et __execute__ ; pour une transaction invoke, le séquenceur appelle d’abord la validation, puis l’exécution avec les mêmes arguments.

Le modèle de compte Starknet comparé à un compte EVM classique
QuestionStarknet (selon la documentation)Ce que cela signifie pour vous
Qu’est-ce qu’un compte ?Un contrat avec sa propre logique de validationLa qualité du wallet dépend du contrat de compte qu’il déploie.
DéploiementUne transaction DEPLOY_ACCOUNT ne nécessite pas de compte existant ; le compte déployé paie les frais et démarre au nonce 1.Un nouveau wallet peut devoir être déployé avant d’agir, ce qui coûte des frais.
NoncesSéquentiels ; ils augmentent d’une unité même si la transaction est annuléeUne transaction en échec consomme quand même un nonce.
Validation en échecTransaction REJECTED, aucun frais pour le compteRejetée signifie qu’elle n’a jamais été exécutée.
Exécution en échecREVERTED, incluse dans un bloc, des frais peuvent être prélevésAnnulée signifie qu’elle a tourné et a pu vous coûter.

La documentation limite aussi la logique de validation, par exemple à 1 000 000 d’étapes Cairo au plus et sans appel à des contrats externes. Pour l’utilisateur, cela permet aux wallets d’ajouter d’autres schémas de signature ou des mécanismes de récupération, mais cela impose d’utiliser uniquement un logiciel de compte provenant d’un site officiel, puisque ce code contrôle vos fonds.

Frais en STRK, ce que coûte un échec, et l’équivalent en euros

La documentation distingue trois composantes : le calcul sur L2, les données sur L2 et les données publiées sur Ethereum (L1), facturées en trois unités : L2 gas, L1 data gas et L1 gas. Les frais sont prélevés en STRK par un transfert atomique de l’émetteur vers le séquenceur et, selon la documentation, ne sont pas brûlés. Depuis la version 0.14.0, chaque transaction fixe un montant maximal et un prix unitaire maximal pour chacune des trois ressources.

  • Le prix du L2 gas suit une mise à jour de type EIP-1559, avec une cible de 80 % de la capacité du bloc et un prix minimal de 3 gFri (3×10⁻⁹ STRK).
  • Les prix du L1 gas et du L1 data gas correspondent à la moyenne des 60 derniers prix L1, échantillonnés toutes les 60 secondes, plus 1 gwei.
  • Une transaction n’entre dans un bloc que si son prix maximal par unité atteint le prix du bloc pour chaque ressource.
  • Chaque étape Cairo coûte 100 Sierra gas, et le Sierra gas correspond un pour un au L2 gas.

Un calcul en euros à partir du prix minimal

La page ne donne pas de coût typique et nous n’en inventons pas. Le prix minimal documenté permet toutefois de calculer un plancher pour la part L2 : 1 000 000 de L2 gas multipliés par 3×10⁻⁹ STRK donnent 0,003 STRK. Pour chaque euro de cours du STRK, cela fait 0,003 €, soit 0,3 centime. Comme chaque étape Cairo coûte 100 L2 gas, un million de L2 gas correspond à 10 000 étapes Cairo. Les parts L1 s’y ajoutent et dépendent du prix du gas sur Ethereum. C’est de l’arithmétique, pas une prévision : l’estimation réelle vient de votre wallet, via le point d’accès starknet_estimateFee.

Une réserve issue de la documentation elle-même : les séquenceurs sont contraints de ne pas facturer au-delà de votre maximum, mais pas encore de facturer exactement selon la formule. Cela décrit l’état actuel du protocole et peut évoluer.

Wallets, bridge et explorateurs

Nous ne citons que ce qu’étayent la documentation officielle ou le site d’un éditeur. La page d’outils de Starknet mentionne Starknetkit (développé par Ready), Chipi SDK, Cavos et Dynamic comme briques de connexion et de wallet, et indique que Get Starknet prend en charge les wallets Ready, Braavos, MetaMask Snaps et OKX. L’explorateur Voyager y est cité comme celui avec lequel fonctionne l’outil de vérification de contrats ; Walnut y est décrit comme un débogueur de transactions.

  • Braavos se présente comme un wallet en auto-conservation pour Bitcoin et Starknet, avec une double authentification biométrique sur les transactions Starknet. Ce sont ses propres affirmations, que nous n’avons pas auditées.
  • StarkGate est le bridge hébergé sur le domaine starknet.io. La page lisible ne donnait pas plus de détails : consultez sa documentation avant de transférer des fonds.

Nous n’avons pas pu ouvrir de page officielle du wallet Ready décrivant sa prise en charge de Starknet ; nous ne le lions donc pas. Trouvez vos wallets via la documentation Starknet, jamais via une annonce sponsorisée. Notre comparatif wallet custodial ou non custodial rappelle le principe.

Les arnaques qui ciblent Starknet

Faux portails de claim
La Fondation demandait d’utiliser l’adresse exacte provisions.starknet.io. Tout autre site, surtout s’il réclamait une seed phrase ou un paiement, était un clone. La date limite étant passée, toute page « réclamez maintenant » est aujourd’hui suspecte.
Fausses demandes de mise à niveau du compte
Les comptes étant des contrats, un attaquant peut vous inviter à « mettre à jour » ou « migrer » votre compte. Considérez toute demande non sollicitée de ce type comme hostile et vérifiez-la via les canaux officiels de votre wallet.
Copies de bridge
Passer par un bridge revient à envoyer des fonds à un contrat. Accédez à StarkGate depuis le site de Starknet, pas depuis un lien reçu par message.
Confusion entre rejeté et annulé
Un site qui affirme « votre claim a été rejeté, payez des frais pour réessayer » détourne de vrais statuts. D’après la documentation, une transaction rejetée ne paie aucun frais.
Faux conseillers et faux sites de récupération
Des « supports » qui vous contactent sur Telegram ou WhatsApp pour vous aider à récupérer des STRK « non réclamés » suivent un schéma bien connu. Le claim est fermé : personne ne peut vous le rouvrir contre paiement.

Repères pour les lecteurs en France

Beaucoup de lecteurs français ont reçu des STRK en 2024 et se demandent quoi en faire. Les pages fiscales officielles que nous avons consultées ne mentionnent pas les airdrops, mais elles posent un cadre utile :

  • Cession imposable. Selon impots.gouv.fr, la plus-value réalisée lors d’une cession d’actifs numériques se déclare sur l’annexe 2086 et relève du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème.
  • Seuil de 305 €. La même page exonère le contribuable lorsque la somme des prix de cession de l’année ne dépasse pas 305 €. Un échange de STRK contre un autre crypto-actif sans soulte bénéficie d’un sursis d’imposition.
  • Prix d’acquisition. Le BOFiP indique que, faute de justificatifs, les actifs cédés sont réputés acquis pour une valeur nulle. Conservez la preuve de réception et la date de vos STRK.
  • Plateformes. Pour vendre, utilisez une plateforme autorisée et vérifiez qu’elle ne figure pas sur la liste noire de l’AMF, qui ne peut toutefois pas être exhaustive.

Notre guide sur la fiscalité des airdrops crypto approfondit ces points. Lecteurs belges, suisses ou québécois : vos administrations fiscales appliquent leurs propres règles.

Ce que nous vérifions en premier

Avant d’agir sur une récompense Starknet

0/7

Pour aller plus loin : qu’est-ce qu’un airdrop crypto, le guide du burner wallet et la page de l’écosystème Ethereum, puisque Starknet règle ses transactions sur Ethereum.

Sources primaires

Sources vérifiées le 19 oct. 2026. Les liens mènent aux pages officielles des projets, pas à des résumés d’autres sites.

Questions fréquentes

Peut-on encore réclamer l’airdrop Starknet ?

Non. Le premier tour de Provisions pouvait être réclamé du 20 février au 20 juin 2024, et la Fondation indique que le programme est arrêté. Nous n’avons trouvé aucune annonce de nouveau tour. Tout site qui propose aujourd’hui de réclamer des STRK doit être considéré comme un clone : vérifiez sur le blog officiel de Starknet.

Qu’appelle-t-on l’airdrop Starknet ?

Il s’appelait Provisions. Il récompensait, selon des critères publiés, des utilisateurs de Starknet et de StarkEx, des développeurs, des contributeurs d’Ethereum et des stakers. Le premier tour a distribué plus de 700 millions de STRK à près de 1,3 million d’adresses. C’était une distribution rétroactive, pas un programme de points, et elle est close.

Les frais Starknet se paient-ils en ETH ou en STRK ?

La documentation actuelle sur les frais indique qu’ils sont prélevés en STRK. Depuis la version 0.14.0, chaque transaction doit fixer en STRK des montants et prix maximaux pour trois types de ressources. Les tutoriels qui parlent de frais en ETH décrivent des versions antérieures : vérifiez toujours la date de ce que vous lisez.

BTCFi Season est-il un airdrop ?

La Fondation le présente comme un programme d’incitation, pas comme un airdrop. Lancé le 30 septembre 2025 avec un budget de 100 millions de STRK, il rémunère une activité éligible via des protocoles participants. Nous n’avons pas pu confirmer sur les pages officielles s’il est toujours en cours : consultez le blog de Starknet.

Faut-il déclarer des STRK reçus lors de l’airdrop ?

Les pages de l’administration fiscale que nous avons consultées ne parlent pas des airdrops. Elles imposent la plus-value lors d’une cession contre des euros, avec exonération si le total des cessions de l’année ne dépasse pas 305 €, et le BOFiP retient une valeur d’acquisition nulle faute de justificatif. Pour votre situation précise, interrogez votre service des impôts.

Rédigé par la Rédaction d’airdrop.promo. Voir notre méthode (EN). Contenu informatif, pas un conseil financier.